Le décret n°2016-865, paru au Journal Officiel le 30 juin dernier, étend la gratuité des frais liés à la contraception des jeunes filles mineures d’au moins 15 ans aux consultations et à certains examens biologiques.

Depuis le 1er juillet 2016, sont désormais pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie :

– les frais relatifs à une consultation annuelle d’un médecin ou d’une sage-femme donnant lieu à la prescription d’un contraceptif ou d’examens de biologie médicale en vue d’une prescription contraceptive,

– les frais relatifs à une consultation de suivi par un médecin ou une sage-femme la première année d’accès à la contraception,

– les frais relatifs aux examens de biologie médicale comportant un dosage du cholestérol total et des triglycérides et une glycémie à jeun, réalisés en vue d’une prescription contraceptive et dans la limite d’une fois par an,

– les frais relatifs aux actes d’un médecin ou d’une sage-femme donnant lieu à la pose, au changement ou au retrait d’un contraceptif.

Ce dispositif d’accès des mineures à la contraception comprend par ailleurs la protection par le secret de la délivrance de contraceptifs, de la réalisation d’examens de biologie médicale en vue d’une prescription contraceptive, de la prescription de ces examens ou d’un contraceptif, ainsi que de leur prise en charge (Art. L5134-1 du CSP).

Le décret n°2016-865 complète le dispositif de délivrance gratuite et protégée par le secret des contraceptifs remboursables aux mineures d’au moins 15 ans en pharmacie, mis en place depuis le 31 mars 2013 (décret n°2013-248 du 25 mars 2013). Pour rappel, les modalités pratiques de délivrance et de facturation des contraceptifs aux jeunes filles mineures sont détaillées sur le site de l’Assurance maladie.

En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de varicelle vus en consultation de médecine générale a été estimé à 43 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [30 ; 56]).
Onze foyers régionaux ont été observés, d’activité forte en Nord-Pas-de-Calais (122 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [34 ; 210]), Bretagne (93, IC 95% [0 ; 208]), Centre (80, IC 95% [0 ; 167]), Languedoc-Roussillon (70, IC 95% [9 ; 131]), Limousin (48, IC 95% [0 ; 112]), Ile-de-France (42, IC 95% [9 ; 75]) et Haute-Normandie (40, IC 95% [0 ; 118]) et modérée en Midi-Pyrénées (37, IC 95% [0 ; 82]), Picardie (37, IC 95% [0 ; 113]), Franche-Comté (35, IC 95% [0 ; 100]) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (34, IC 95% [0 ; 77]).

En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 97 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [76 ; 118]), en dessous du seuil épidémique (111 cas pour 100 000 habitants) [1].
Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en : Provence-Alpes-Côte-d’Azur (229 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [0 ; 468]), Aquitaine (162, IC 95% [17 ; 307]) et Alsace (137, IC 95% [2 ; 272]).
Plus d’information sur les méthodes statistiques utilisées

[1] Costagliola D, et al. A routine tool for detection and assessment of epidemics of influenza-like syndromes in France. Am J Public Health. 1991;81(1):97-9.

En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimé à 5 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [1 ; 9]), en dessous du seuil épidémique (71 cas pour 100 000 habitants) [1].
Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en : Ile-de-France (33 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [0 ; 71]), Centre (19, IC 95% [2 ; 36]) et Limousin (15, IC 95% [0 ; 50]).
Plus d’information sur les méthodes statistiques utilisées

[1] Costagliola D, et al. A routine tool for detection and assessment of epidemics of influenza-like syndromes in France. Am J Public Health. 1991;81(1):97-9.

L’avenant n°8 à la convention nationale pharmaceutique relatif aux entretiens pharmaceutiques a été publié au Journal Officiel du 28 juin dernier. Il prévoit notamment :

pour l’accompagnement des patients sous anticoagulants oraux : une extension des entretiens pharmaceutiques aux patients sous anticoagulants oraux directs (AOD). Y seront notamment abordés le bon usage de l’AOD prescrit, l’importance de l’adhésion au traitement, la surveillance des signes évocateurs d’un surdosage ou d’un sous-dosage (dont un suivi renforcé chez les sujets à risque : poids 75 ans, insuffisance rénale, …), l’importance d’un suivi au moins annuel du taux sanguin d’hémoglobine et de la fonction rénale. Pour vous y aider, les partenaires conventionnels ont élaboré un guide d’accompagnement des patients sous AOD et une fiche de suivi des entretiens.

pour l’accompagnement des patients asthmatiques : une extension des entretiens pharmaceutiques à tous les patients traités par un corticoïde inhalé sur une période d’au moins 6 mois.

Par ailleurs, cet avenant modifie les modalités de suivi des patients concernés : le dispositif d’accompagnement comprend désormais 2 entretiens pharmaceutiques minimum la première année de l’adhésion du patient, puis au moins un entretien pharmaceutique les années suivantes, complété par au moins deux évaluations de l’observance (sur la base d’un questionnaire disponible sur le site Internet de l’assurance maladie).

Pour rappel, le Cespharm met à votre disposition le carnet d’information et de suivi du traitement par AVK ainsi qu’une grille d’évaluation des gestes pour chaque système d’inhalation disponible dans le traitement de l’asthme. Des documents d’information professionnelle sur les anticoagulants oraux et l’asthme vous sont également proposés.