En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de varicelle vus en consultation de médecine générale a été estimé à 34 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [24 ; 44]).
Treize foyers régionaux ont été observés, d’activité forte en Alsace (75 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [0 ; 151]), Champagne-Ardenne (65, IC 95% [0 ; 169]), Haute-Normandie (62, IC 95% [0 ; 151]), Pays-de-la-Loire (61, IC 95% [0 ; 149]), Auvergne (50, IC 95% [0 ; 113]) et Languedoc-Roussillon (43, IC 95% [0 ; 89]) et modérée en Nord-Pas-de-Calais (35, IC 95% [0 ; 75]), Bourgogne (31, IC 95% [0 ; 79]), Rhône-Alpes (31, IC 95% [6 ; 56]), Ile-de-France (30, IC 95% [3 ; 57]), Provence-Alpes-Côte-d’Azur (24, IC 95% [0 ; 54]), Bretagne (24, IC 95% [0 ; 60]) et Franche-Comté (23, IC 95% [0 ; 103]).
Sentiweb Hebdo – Bulletin de la Semaine
En Ile-de-France, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de varicelle vus en consultations de médecine générale a été estimé à 8 cas pour 100 000 habitants IC 95% [0 ; 32].
En Ile-de-France, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultations de médecine générale a été estimé à 152 cas pour 100 000 habitants IC 95% [58 ; 246].
En Ile-de-France, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultations de médecine générale a été estimé à 16 cas pour 100 000 habitants IC 95% [0 ; 38].
En parallèle de nouvelles conditions de prescription et de délivrance des spécialités contenant du mycophénolate (mofétil ou sodique), deux guides « éducationnels » sont édités, dont un destiné aux professionnels de santé. Ce dispositif vise à réduire le risque tératogène de la molécule.
Le risque tératogène et abortif du mycophénolate (mofétil ou sodique) est élevé. Ce risque doit être pris en compte lors de la prescription et de la délivrance de ces traitements chez les femmes en âge de procréer mais également chez les hommes sexuellement actifs (y compris ceux ayant subi une vasectomie).
En conséquence, pour les femmes susceptibles de procréer :
- la molécule est désormais contre-indiquée en l’absence d’une contraception « hautement efficace » (2 méthodes efficaces avant, pendant le traitement par mycophénolate et 6 semaines après son arrêt). Le traitement ne peut être instauré en l’absence d’un test de grossesse négatif ;
-
la prescription hospitalière semestrielle des spécialités concernées doit s’accompagner de la signature d’un accord de soins et de contraception entre le prescripteur et la patiente.
Côté pharmacien, la présentation de cet accord signé conditionne désormais la dispensation de mycophénolate. Il doit être signé dès à présent pour toutes les initiations de traitement et dès que possible (au plus tard le 30 septembre 2016) pour les patientes en cours de traitement.
Il est par ailleurs recommandé aux hommes suivant un traitement par mycophénolate d’utiliser des préservatifs pendant la durée du traitement et 90 jours après son arrêt (dans le même laps de temps, il est également recommandé à leurs partenaires féminines d’utiliser une méthode de contraception « hautement efficace ») ;
En complément de ces mesures, deux guides éducationnels sur le risque tératogène du mycophénolate sont mis à disposition sur le site Internet de l’ANSM, l’un pour les professionnels de santé, l’autre pour les patients. Ce dernier doit être remis par le prescripteur à tous les patients concernés. Ces documents sont diffusés sous l’autorité de l’ANSM par les laboratoires commercialisant la molécule.
Sentiweb Hebdo – Bulletin de la Semaine
La Journée mondiale de l’asthme approche. Cette année, elle sera centrée sur la maladie asthmatique de l’enfant. Une affiche et une brochure éditées dans ce cadre vous permettront de diffuser largement – et au-delà de cette Journée – des messages qui favoriseront la prise en charge et le contrôle de la pathologie.
C’est le 3 mai qu’aura lieu, cette année, la Journée mondiale de l’asthme. A cette occasion, l’association Asthme et allergies édite une affiche et une brochure intitulées « Votre enfant est asthmatique ? Des conseils pratiques pour l’aider au quotidien ». Ces documents sont téléchargeables par tous et disponibles à la commande pour les pharmaciens via le Cespharm. La brochure propose notamment un test de contrôle de l’asthme de l’enfant en 7 courtes questions, recense des mesures simples pour lutter contre les allergènes et irritants, et informe de l’existence d’ateliers d’éducation dans les écoles de l’asthme.
La campagne s’inscrit dans un contexte où environ un enfant sur 10 est asthmatique, avec un sous-diagnostic global et un mauvais contrôle de la pathologie chez 6 asthmatiques sur 10. C’est pour sensibiliser, informer sur cette problématique et chasser les idées reçues que l’association agit à l’occasion de cette Journée.
Dans ce cadre, de nombreuses actions (animations, portes ouvertes, conférences…) sont organisées durant tout le mois de mai en métropole, dans les DOM ainsi que dans certains pays francophones. Un tchat en ligne aura lieu le mardi 3 mai entre 13 et 19 heures sur le site de l’association pour permettre aux internautes de poser leurs questions en direct.
L’association en profite pour rappeler l’existence du numéro vert Asthme et allergies info service : 0800 19 20 21 (appel gratuit, du lundi au jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h et le vendredi de 9h à 12h). Ce service est destiné à informer, orienter et écouter les patients, leur entourage mais également les professionnels de santé.
Surveillance clinique : en France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 105 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [88 ; 122], en dessous du seuil épidémique (144 cas pour 100 000 habitants) [1].
Au niveau régional, les taux d’incidences les plus élevés ont été notés en : Limousin (193 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [15 ; 371]), Pays-de-la-Loire (162, IC 95% [57 ; 267]), Nord-Pas-de-Calais (145, IC 95% [72 ; 218]) et Ile-de-France (145, IC 95% [63 ; 227]).
Prévision : selon le modèle de prévision reposant sur les données historiques [2], l’activité des diarrhées aiguës devrait rester stable dans les prochaines semaines.
Plus d’information sur les méthodes statistiques utilisées
[1] Costagliola D, et al. A routine tool for detection and assessment of epidemics of influenza-like syndromes in France. Am J Public Health. 1991;81(1):97-9.
[2] Viboud C, et al. Prediction of the spread of influenza epidemics by the method of analogues. Am J Epidemiol. 2003 Nov 15;158(10):996-1006.
En France métropolitaine, la semaine dernière, le taux d’incidence des cas de varicelle vus en consultation de médecine générale a été estimé à 38 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [27 ; 49]).
Dix-sept foyers régionaux ont été observés, d’activité forte en Picardie (150 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [0 ; 322]), Nord-Pas-de-Calais (70, IC 95% [18 ; 122]), Auvergne (65, IC 95% [0 ; 147]), Midi-Pyrénées (62, IC 95% [16 ; 108]), Champagne-Ardenne (58, IC 95% [6 ; 110]), Limousin (56, IC 95% [0 ; 153]), Haute-Normandie (48, IC 95% [0 ; 112]), Ile-de-France (43, IC 95% [0 ; 92]), Alsace (43, IC 95% [0 ; 104]) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (40, IC 95% [0 ; 105]) et modérée en Poitou-Charentes (35, IC 95% [0 ; 117]), Franche-Comté (27, IC 95% [0 ; 58]), Languedoc-Roussillon (24, IC 95% [0 ; 60]), Pays-de-la-Loire (24, IC 95% [0 ; 54]), Rhône-Alpes (22, IC 95% [5 ; 39]), Bretagne (22, IC 95% [0 ; 47]) et Centre (20, IC 95% [0 ; 43]).